Cette résidence se déroulera sur trois moments : décembre 09, février-mars 2010 et mai 2010.
ORHAN KILIS
- Laurent Clouet : Clarinette
- Christian Moser : Oud
- Wassim Halal : Percussion
- David Brossier : Violon
Les musiciens de Orhan Kilis se retrouvent avant tout autour de leur intérêt commun pour la musique turque.
Ils privilégient les répertoires de Thrace et des régions de la mer Egée aujourd'hui réparties sur trois pays, la Turquie la Grèce et la Bulgarie.
Un siècle auparavant, ces territoires appartenaient encore à l'empire ottoman et de nombreuses minorités s'y côtoyaient : turcs, grecs, bulgares, juifs, rroms... Les croisements entre le répertoire des centres urbains (Istanbul, Izmir et Thessalonique) fondés sur les makams ottomans et les différents répertoires régionaux ont apporté une richesse et une variété caractéristique à cette musique.
La chute de l'empire ottoman et la création d'états nations durant la première moitié du XXème siècle a abouti au déplacement arbitraire et à la réorganisation géographique des minorités. Ce phénomène moderne s'ajoute à la complexité stylistique de cette zone.
Le quartet Orhan Kilis s'empare de ces musiques populaires et classiques pour les interpréter avec leur personnalité propre, sans volonté de séparer et hiérarchiser les répertoires, tout en en respectant les styles. Cette démarche est celle que leur ont transmis leurs collègues et maîtres d'Istanbul.
Laurent Clouet
Laurent joue de la clarinette depuis son enfance. Après avoir longtemps joué dans les orchestres d'harmonies vers 17 ans il s'interresse à la musique bretonne puis klezmer, roumaine...
Après la venue d'un groupe de musique bulgare aux rencontres internationales de la clarinette populaire en 2001, il part en Bulgarie pour y apprendre la musique de mariage et depuis voyage régulièrement entre la Turquie et les Balkans. Récemment, il a vécu deux ans à Istanbul pour mieux connaître le répertoire et le style auprès de Selim Sesler et de Serdar Pazarcioglu.
Il est actif dans de nombreux groupes : La Fanfare P4, les Tchoramukhs, le trio des Frères Bogdanovs...
Christian Moser
Né en Suisse il apprend le violon de 7 à 18 ans. Son intérêt pour la musique orientale l'a poussé à délaisser le violon pour le oud. Ces professeurs les plus importants pour la la musique arabe classique furent Mabruk Zribi (Tunisie) Karim Hassan (Irak).
Dans le but de développer sa technique et sa connaissance des makams ottomans, il s'est installé pendant 4 années à Istanbul et a étudié auprès de Mutlu Torun, Mehmet Emin Bitmez et surtout Tamburi Abdi Coskun.
Christian Moser est membre de Tasavvuf avec Cağın Aydın et Eren Ergen (musique ottomane), de Zahtar avec Serdar Pazarcıoğlu et Gürkan Özkan, de RoserPetterMoser-Trio (Satie entre Jazz et Orient).
Wassim Halal
D’origine libanaise, il étudie la darbouka en autodidacte. Après avoir longuement travaillé les répertoires classique et populaire du moyen orient, il s’intéresse aux influences iranienne et indienne sur la musique arabe ainsi qu'à la prose rythmique.
Longuement intéressé par le jazz, les musiques improvisés et contemporaines, il s'associe à des artistes de disciplines différentes en travaillant sur les thématiques de correspondance, traces, et détournement, ce qui lui permet d'ouvrir son jeu par l'apport de techniques empruntées au zarb iranien et aux tablas indien.
Il s'est récemment produit à Paris - théatre Dejazet, Aiwah Festival de Nimes, Briscope de Brignais, Salle centrale de la madeleine (Genève), Chat noir (CH), à Londres Bloomsburry theater, à la feria médiévale de Barcelonne, Palais des Congrès de Liège, Institut du Monde Arabe (IMA), Festival les Harmonies.
Il a participé à la musique de l'animation kuki, the Cabaret of Dr Anigari de Balazs Turai, "Sans Draps fît nâle" de Benjamin Efrati et a créé le projet Takmil, essayant à partir de musiques traditionnelles (moyen-orient, turquie, balkans) de faire differentes expériences sonores afin de confronter les esthétiques musicale.
David Brossier
David Brossier découvre les musiques de Roumanie lorsqu'il est adolescent. Après avoir étudié les enregistrements des grands violonistes roumains et les collectages, il se rend en Roumanie pour apprendre directement avec des musiciens et s'imprégner de leur culture. A partir de là, il étend son répertoire dans deux directions ; d'un côté la musique klezmer, et d'un autre les musiques de Bulgarie, de Grèce puis de Turquie, où il se rend pour étudier la musique, en s'intéressant tout particulièrement aux musiques de la communauté Tzigane-rrom.
Il joue notamment au sein de l’Ensemble Glik.
« (…) l’Ensemble Glik est à l’affiche. Ce groupe rassemble des musiciens très talentueux tels que David Brossier. Cet artiste joue surtout du violon et de l'accordéon, mais maîtrise également les autres instruments à merveille. Sa musique est essentiellement marquée par les mélodies roumaines et balkaniques. Il participera à de nombreux festivals importants en Bulgarie et en Roumanie. Puis en Turquie, il accompagnera des musiciens dans des spectacles de légendes traditionnelles dans le cadre des Jeunesses Musicales de France. (…) »


